La sobriété numérique est devenue un des axes majeurs de la préservation de notre environnement. Prenant de plus en plus de place dans notre quotidien, le numérique est en effet devenu le levier central de la transition écologique. À ce sujet, la convention citoyenne pour le climat, a fait émerger un certain nombre de propositions. Plus précisément, les 50 acteurs de la convention synthétisent l’objectif de leurs propositions ainsi : «Nous voulons que d’ici 2025 le numérique soit un moyen pour participer à la transition et pas un outil qui contribue toujours davantage à la hausse des émissions.»¹. C’est dans ce cadre qu’une proposition de loi pour la sobriété numérique est en cours d’élaboration, et a été adoptée en première lecture au Sénat le 12 janvier 2021. Mais ce n’est pas la seule évolution législative concernant la sobriété numérique, et les mesures se multiplient !

Quelles sont donc ces nouvelles mesures ? Comment se définit réellement la sobriété numérique ? Quelles sont les conséquences et solutions pour les entreprises et leurs parcs informatiques ? Décryptons ensemble !

 

Sobriété numérique : définition et origines

Définition : qu’est-ce que la sobriété numérique ?

La sobriété numérique désigne une «démarche qui vise à réduire l’impact environnemental du numérique»². Plus précisément, cette notion s’est popularisée en 2008, notamment par l’association GreenIT créée par Frédéric Bordage. Elle rassemble ainsi des actions visant à limiter l’impact environnemental de la production et de l’utilisation des appareils électroniques ou de leurs réseaux.

La nécessité d’agir pour la sobriété numérique, et plus précisément en entreprise

On pointe souvent du doigt, à raison, les émissions de GES liées à Internet. Par exemple, les DATA centers, les réseaux cellulaires comme la 5G, les envois d’e-mails ou le stockage cloud. En effet, internet représentait déjà en 2008 près de 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre³, soit autant que le trafic aérien. Il devient donc important de raisonner notre utilisation d’Internet, d’autant plus que le nombre d’utilisateur augmente en flèche. En France, la proportion des personnes se connectant régulièrement à internet est passé de 63% en 2008 à plus de 90% aujourd’hui⁴.

Cependant, on parle très peu des postes de travail et de leur utilisation. Or ceux-ci représentent une grande partie de l’impact environnemental d’une entreprise :

Problème : le parc informatique est dans une grande majorité des cas très énergivore et mal géré !

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Les ordinateurs et leurs équipements connexes (écrans, routeurs, bornes WiFi…) représentent ainsi une source importante de gaspillage énergétique. En effet, près de 75 % des consommations ont lieu en période d’inactivité.⁷

De plus, selon le dernier baromètre de l’AGIT (Alliance Green IT), une grande majorité des responsables IT ne connait pas la consommation énergétique du parc dont ils ont la responsabilité.  Or, il est rare qu’un système de management énergétique soit mis en place pour corriger la situation ou même seulement mesurer l’impact environnemental du parc informatique.⁸ ⁹

Infographie issue du baromètre AGIT

Infographie issue du baromètre AGIT¹⁰

Le télétravail : vraiment écologique ?

Le télétravail peut paraître bon du point de vue de la sobriété numérique des entreprises. Or, même si nous avons l’impression qu’une organisation diminue son impact écologique lié au numérique car les utilisateurs sont en partie à distance, ce n’est pas tout à fait exact. En effet, qui dit télétravail dit augmentation du nombre d’ordinateurs fournis par l’entreprise ou la collectivité. Selon nos données, la consommation électrique liée à une entreprise a augmenté de 10 à 15% avec le déploiement de ces nouveaux PC. Autre problème,  les postes de travail sont de plus en plus connectés à un écran externe, chose courante en télétravail, ce qui peut représenter jusqu’à 3 fois la consommation d’un poste normal. De son côté L’ADEME a mené une enquête de terrain auprès de 26 organisations pratiquant le télétravail. Ainsi, l’absence de déplacement du salarié ne suffit pas forcément à combler l’augmentation d’autres sources d’émissions ! A titre d’exemple, la multiplication des visioconférences est responsable d’une augmentation moyenne de “2,6kg eqCO2/an/jour de télétravail hebdomadaire” pour chaque salarié.¹¹

 

Sobriété numérique en entreprise : que disent les nouvelles lois ?

La législation autour de la sobriété numérique

Ces dernières années la notion de sobriété numérique est montée en priorité dans les agendas des directions informatiques et des responsables politiques. D’un mode incitatif, on est passé à un mode plus obligatoire. Et l’on voit émerger aujourd’hui des lois obligeant les différents acteurs à mettre en place des actions concrètes en la matière.

En ce sens, le Sénat a adopté en première lecture en janvier une proposition de loi visant à «réduire l’impact environnemental du numérique en France»¹². Déposée le 13 janvier 2021 à l’Assemblée nationale, la proposition de loi n°3730¹³est pour l’instant renvoyée à la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire¹⁴.

Timeline Sobriété Numérique

 

Elle s’organise en 4 chapitres et objectifs :

  1. Faire prendre conscience aux utilisateurs du numérique de son impact environnemental.
  2. Limiter le renouvellement des terminaux, principaux responsables de l’empreinte carbone du numérique.
  3. Promouvoir le développement d’usages du numérique écologiquement vertueux.
  4. Aller vers des centres de données et réseaux moins énergivores.

D’autres mesures se prennent sur le territoire. Par exemple l’indice de réparabilité¹⁵ doit être communiqué depuis le 1er janvier 2021 par les fabricants d’appareils électroniques dans le cadre de la loi anti-gaspillage¹⁶. Mais des mesures sont également prises à l’échelle Européenne. En effet, le parlement Européen a voté une résolution le 25 novembre 2020 pour inciter la Commission Européenne à proposer des dispositifs favorisant une consommation numérique plus responsable¹⁷. Cela s’articule autour de deux objectifs résumés par GreenIT.fr¹⁸:

  1. Lutter contre l’obsolescence programmée.
  2. Favoriser le réemploi et la réutilisation.

Ainsi, la juridiction autour de la sobriété numérique évolue, mais quelles en sont les conséquences pour les entreprises et collectivités publiques ?

Quelles conséquences pour les entreprises ?

Nous pouvons retenir 4 articles¹⁹ ayant des conséquences directes pour la plupart des organisations :

  • Inscription de l’impact environnemental du numérique dans le bilan Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) des entreprises (art. 4).

Il n’est donc plus possible de négliger l’impact du numérique sur l’environnement. Cela devra prendre place dans la partie dédiée aux thématiques environnementales du bilan RSE. Plus précisément, parmi les sections «politique générale en matière environnementale», et «pollution et gestion des déchets»²⁰. Les émissions de CO2 liées aux postes des salariés en télétravail pourraient également être incluses aux bilans GES réglementaires comme définis par la Norme ISO 14 064-1.²¹ La rubrique “Autres émissions indirectes (ou SCOPE 3)” comporte déjà les émissions des déplacements domicile-travail des salariés, et pourrait donc être étendue.²²

  • Création d’un crédit d’impôt à la numérisation durable des petites et moyennes entreprises (art.5).

Les petites et moyennes entreprises sont donc encouragées à adopter une démarche de sobriété numérique par l’intermédiaire du porte-monnaie. Une démarche plutôt logique, quand on sait que s’équiper en numérique responsable peut coûter cher. Trop cher peut être, pour de petites entreprises qui préféreront s’équiper moins propre, mais surtout plus économique.

  • Prise en compte de critères de durabilité des produits dans les achats publics de certains produits numériques, sur la base notamment des critères de l’indice de réparabilité, obligatoire au 1er janvier 2021, puis de l’indice de durabilité à partir du 1er janvier 2024 (art. 13).

Nous avons évoqué précédemment cet indice de réparabilité, il devra ainsi être pris en compte par les organismes publics lors de leurs achats et de leurs appels d’offre.

  • Obligation d’écoconception des sites web et services en ligne publics et de ceux des entreprises dont le chiffre d’affaires excède un seuil défini par décret en Conseil d’État (art. 16).

Beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui présentes sur internet, et devront donc mesurer l’impact de leurs services en ligne. Plus précisément, 69% des entreprises françaises disposent d’un site internet.²⁰ Si chacune opte pour une présence en ligne plus respectueuse de l’environnement, le changement peut être conséquent.

Mais alors, comment agir pour adopter une démarche de sobriété numérique et se mettre en conformité avec les nouvelles lois ? 

 

Quelles solutions pour adopter une démarche de sobriété numérique en entreprise ?

AVOB MyIT Manager : une solution logicielle unique

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Issue de 12 ans de recherche et développement, AVOB MyITManager est une solution unique dans le domaine de la sobriété numérique. En effet, elle émerge en 2009 et révolutionne la gestion énergétique des parcs informatiques en permettant des économies d’énergie significatives (de 40% à 50% en moyenne).

Solution de pilotage à distance énergie

Depuis sa création, elle a été enrichie pour permettre des analyses et des actions de pilotage plus fines. Les économies d’énergie sont plus importantes, et les performances des machines sont également améliorées ! Comment ça marche ?

  • Un agent léger est déployé localement sur chaque poste, puis les données sont centralisées sur notre plateforme de gestion.
  • Ensuite, elles sont traitées et les résultats sont présentés de façon personnalisée sur divers tableaux de bord. Nos experts vous accompagnent pour optimiser les performances techniques et énergétiques de votre parc (consommation détaillée, applications et ressources PC utilisées, etc.)
  • Enfin, vous pouvez piloter votre parc informatique en profondeur. Réveils, mises à jour, extinctions et pilotages à distance limitent ainsi le gaspillage et préservent vos machines.

Une solide expérience et de nombreux clients

Cette solution a été déployée sur plus de 200 000 ordinateurs et a conquis de nombreux clients. Grâce à un solide éco-système de partenaires, nous proposons à nos clients un accompagnement complet et polyvalent. Chaque année, nous faisons économiser à nos clients plus de :

  • 3 millions d’euros
  • 20 GWh
  • 2500 tonnes de CO2

Quelques références de clients qui utilisent nos solutions :

 

Références clients AVOB MYITMANAGER

 

Des bénéfices tangibles

Grâce à l’expérience engrangée et à la variété de nos collaborations, nous sommes en mesure de proposer une solution qui permet de :

  • Réduire de 40 à 50% en moyenne les consommations du parc informatique ;
  • Communiquer efficacement vos consommations, résultats, et mettre en place des plans d’actions concrets;
  • Faciliter la maintenance et l’administration de votre parc ;
  • Mieux gérer les postes en télétravail ;
  • Améliorer la disponibilité et le fonctionnement des postes ;
  • Optimiser l’utilisation des batteries des ordinateurs portables, et augmenter leur durée de vie ;
  • Mieux gérer l’inventaire et l’utilisation des écrans externes.

Exemple de cas client

À titre d’exemple, une entreprise ayant un parc de 4 000 postes de travail réalise chaque année les économies suivantes :

  • 875 MWh
  • 75 000 Euros
  • 65 tonnes de CO2

En résumé, AVOB MyITManager est un outil indispensable dans la mise en place d’une démarche de sobriété numérique. Cela vous permettra d’entrer en conformité avec les futurs obligations légales, en communiquant efficacement vos résultats, tout en réalisant des économies significatives !

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Téléchargement Cas Client MITM

Sources