Ce lundi 4 mai, plus de 90 entreprises, membres de l’association entreprises pour l’environnement, ont signé une première tribune au journal Le Monde, pour “Mettre l’environnement au coeur de la relance économique”. Dans la matinée de ce mercredi 5 mai, ce sont 200 artistes et scientifiques qui disent “non à un retour à la normale” dans une seconde tribune. Il semblerait que la crise sanitaire que nous traversons soit à l’origine d’une prise de conscience environnementale. 

 

Une unité face aux enjeux environnementaux 

Des grandes entreprises ont signé ce lundi une tribune dans laquelle est présenté un plan d’action pour une relance verte. Des acteurs comme EDF et Suez voient ainsi leurs noms associés à ceux de Total, ou même Air France-KLM, dont les activités sont réputées très polluantes.

De leur côté, des artistes comme Yann Arthus-Bertrand, Angèle, Sting, ou encore Robert De Niro, ont signé ce mercredi une autre tribune alarmante pour un changement sociétal profond.

 

La crise du Covid-19 comme avertissement 

Dans une interview accordée à BFM Business Sylvie Jéhanno, signataire de la première tribune et PDG de Dalkia prend la crise sanitaire comme un avertissement. En effet, selon elle : “Dans cette crise, on va tous vers cet objectif de sauver des vies. La lutte contre le changement climatique, c’est aussi ça. Si on ne s’y intéresse pas, on pourrait générer une crise bien plus violente que celle du Covid-19”.

Mais on trouve dans la tribune de ce mercredi des termes bien plus alarmistes : “La catastrophe écologique en cours relève d’une « méta-crise » : l’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe.

Face à l’urgence, plusieurs pistes ont été proposées, mais toutes se dirigent vers la nécessité d’entamer de profonds changements.

 

Passer à l’action

Même si certaines mesures sont possibles à court terme, tous soulignent la nécessité de profonds changements sociétaux.

Pour les dirigeants d’entreprise, il y a : « des transformations plus profondes à envisager dans nos façons de produire et nos modèles d’affaires, des changements de comportements de consommation et de modes de vie, un rapport à la nature à revoir.« .

Il faut selon eux réduire notre empreinte carbone. Notamment au niveau des industries et du transport : « la crise ayant aussi révélé la vulnérabilité des chaînes de valeur mondialisées.« . C’est pourquoi il faudrait faire le choix d' »une économie plus circulaire » et celui d’une « alimentation plus durable et plus locale ».

De manière plus directe, les signataires de cette première tribune, réclament un « soutien renforcé […] aux secteurs qui […] contribuent à la préservation de l’environnement », ainsi que des « efforts de recherche, d’innovation, […] et d’industrialisation de solutions d’avenir. ».

Artistes et scientifiques, eux,  vont encore plus loin : « La transformation radicale […] s’impose – à tous les niveaux – . Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence.« .

 

La responsabilité d’AVOB : innover pour limiter les consommations

En tant qu’acteurs de la transition écologique, nous soutenons évidemment cette volonté de l’accélérer. Notre engagement dans cette voie est quotidien. Il passe d’abord par la recherche et le développement de solutions d’optimisation énergétique connectée. Mais nous scrutons aussi chaque jour plus de 6 millions de points énergétiques pour limiter leur consommation. Notre technique, notre expérience et nos conseils sont ainsi au service de la sobriété et de l’efficacité énergétique. Parce que la transition écologique ne peut attendre, nous restons mobilisés.